C. C. Mahon

Urban Fantasy

  • Boutique
  • Blog
  • Contact
  • Romance en Corée
  • L’Escouade de l’Imaginaire
  • Capitaine Watson
  • Paris des Limbes
  • Romance en Corée
  • Vegas Paranormal / Club 66
  • Bayou Fantasy
  • English

Séoul, K-pop et Cie

By Cathy Mahon

Séoul, K-pop et Cie
15€ - 5,99€
  • Publisher: Allure
  • Available in: Ebook, broché
BrochéEbook

Léa Fournier n’avait pas prévu de tomber amoureuse à Séoul.

Elle n’avait pas prévu non plus d’hériter d’un immeuble vétuste à Mapo ni de se retrouver logeuse de cinq trainees K-pop bruyants et attachants.

Et elle n’avait certainement pas prévu Baek Tae-ho.

Manager des garçons, voisin du dessous, et doté d’une musculature fort plaisante, Tae-ho est également distant et fermement décidé à la considérer comme « la propriétaire ». Rien de plus.

Mais quand les dettes du père de Léa refont surface, quand l’immeuble prend feu, et quand les rêves de cinq adolescents menacent de s’effondrer, impossible de rester à distance. Entre les répétitions nocturnes, les gansters old-school et les SMS passifs-agressifs de la mère de Tae-ho, quelque chose se construit — quelque chose qui ressemble dangereusement à une famille.

Et peut-être, juste peut-être, à un avenir que Léa n’avait jamais imaginé.

Bienvenue à Mapo-gu, où les rêves de K-pop se réalisent et l’amour s’invite sans prévenir sans prévenir.


Acheter le broché
Acheter l’ebook
Lire un extrait

Balade à Mapo

J’ai passé quelques jours à Mapo pour m’imprégner de l’ambiance de ce quartier de Séoul. Petites rues en pente et vieux immeubles de brique, c’est tout ce que j’aime!


Extrait – Chapitre 2

Dans le hall, ma valise m’attend, perlant d’eau. Elle est plus lourde que dans mon souvenir — ou alors c’est moi qui fatigue. 

Je la tire, la hisse sur la première marche. Deuxième. Troisième. L’escalier est étroit, la poignée me scie les doigts, et je regrette amèrement d’avoir emporté autant de romans. À mi-chemin, elle se coince contre la contremarche. Je force. Elle ne bouge pas.

Je souffle et mes bras tremblent.

Des pas descendent l’escalier au-dessus de ma tête.

Je lève les yeux et vois un homme apparaître dans l’angle de l’escalier. La trentaine, jean noir et sweat gris à capuche, avec une carrure qui suggère soit la salle de sport, soit de très bons gènes. Ses cheveux sont noirs et légèrement en bataille. Il a la carrure d’un entraîneur de boxe, mais son nez est trop parfait pour ça.

Quand il m’aperçoit, il s’arrête et son regard glisse sur mes cheveux trempés, mon manteau dégoulinant, ma valise coincée. Il fronce les sourcils.

Il me faut un petit instant pour arrêter de le dévisager et reprendre mes esprits.

Présente-toi !

Je m’éclaircis la gorge et me redresse. La poignée m’échappe des mains et ma valise dévale les marches dans un fracas spectaculaire — boum, boum, boum — avant de s’échouer sur le lino du hall avec un dernier plof pathétique.

Je reste plantée là, à mi-étage, à fixer la valise qui vient de me trahir.

L’homme descend sans un mot et contourne le bagage avant de l’évaluer du regard. Puis il la soulève d’une main, comme si elle ne pesait rien, et lève les yeux vers moi d’un air interrogateur.

Je pointe l’index vers le haut, incapable de retrouver ma voix quelque part entre le hall et ma dignité.

Ses sourcils se rapprochent légèrement.

— Deuxième étage ? demande-t-il dans un anglais teinté d’un fort accent.

J’acquiesce et il remonte vers moi, ma valise à bout de bras. L’escalier est tellement étroit que je dois me plaquer contre le mur — ce mur qui n’a probablement pas vu de peinture depuis les années 90 — pour le laisser passer.

Quand il me frôle, son épaule effleure la mienne et l’odeur de lessive propre me frappe avec une note boisée en dessous. 

Je retiens ma respiration, et ce n’est pas à cause du manque d’espace.

Puis je lui emboîte le pas dans l’escalier et mes yeux se posent — tout à fait involontairement, je le jure — sur le jean noir qui moule des cuisses manifestement entraînées et un popotin tout-à-fait…

On se calme, Bibiche !

Le spectacle est de qualité, mais ça ne se fait pas. 

N’empêche, il est musclé juste comme il f…

Un fracas de pas explose au-dessus de nos têtes avec des rires et des voix aiguës. Un troupeau d’adolescents dévale les marches — cinq, je compte rapidement — et s’arrête net en nous voyant. Une bousculade s’ensuit avec des coudes dans les côtes et des chuchotements étouffés. Ils me dévisagent comme si jer venait de débarquer d’une soucoupe volante.

L’homme qui porte ma valise leur lance un mot sec en coréen et les cinq se redressent d’un coup.

— Annyeonghaseyo ! lancent-ils en chœur, s’inclinant à des degrés divers de synchronisation.

L’homme les fixe longuement jusqu’à ce qu’un d’eux commence à gigoter nerveusement. Ils repartent alors à reculons vers le palier du premier, comme des crabes, mais sans me quitter des yeux — mes cheveux roux, mon manteau trempé, ma présence inexplicable dans leur escalier semblent les fasciner.

L’homme se tourne vers moi et explique lentement, articulant comme s’il parlait à quelqu’un de légèrement dur d’oreille :

— Ce sont les trainees de l’agence. Ils vivent ici, au premier.

Il désigne d’un geste celui qui a les cheveux blonds décolorés, sac de sport en bandoulière.

— Lui, c’est le senior.

Puis il montre le plus jeune, celui aux joues rondes qui me fixe avec un regard noir.

— Et lui, le bébé du groupe.

— Et vous êtes… ?

— Baek Tae-Ho, répond-il avant de marquer une pause. Manager. Je vis avec eux.

Ah, mon voisin du dessous, donc. Il me dévisage en attendant, sourcils légèrement levés, et je réalise que je n’ai toujours rien dit, que je suis en train de le fixer comme une touriste devant la tour Eiffel.

— Je suis Léa. Léa Fournier.

— Ah. Mademoiselle Foulnière, la nouvelle propriétaire. Le notaire m’a prévenu.

Il se tourne vers les garçons et leur dit quelque chose en coréen d’un ton bref et autoritaire. L’un d’eux murmure une réponse qui déclenche un rire étouffé. Je ne comprends rien, mais je capte le ton — le genre de commentaire que font les ados quand ils pensent que les adultes ne pigent pas.

— Qu’est-ce qu’ils ont dit ? je demande.

Tae-Ho me regarde avec des yeux sombres et indéchiffrables.

— Rien d’important.

Ses oreilles ont rougi, ce qui est intéressant.

Il coupe court d’un regard noir vers les garçons qui dévalent aussitôt les marches, leurs rires résonnant dans la cage d’escalier jusqu’à ce que la porte de l’immeuble grince et que le silence retombe.

Tae-Ho reprend son ascension et je le suis en fixant résolument mes pieds — pas ses épaules, pas la façon dont le sweat se tend sur ses bras quand il lève ma valise pour négocier un angle difficile.

On arrive au deuxième étage et il pose ma valise devant la porte de l’appartement avec une douceur qui suggère un contrôle parfait de sa force. Il recule d’un pas et nos regards se croisent. Il a des cils étonnamment longs.

— Merci, je dis. Vraiment. Je crois que j’aurais dormi dans l’escalier sinon.

Un sourire fugace — à peine une esquisse — passe sur son visage.

— Vous êtes tombée dans le fleuve ?

— Pardon ?

Il désigne mes cheveux mouillés d’un geste vague.

— La pluie. Il pleut beaucoup.

— Ah. Oui. Non. Enfin, oui, il pleut, mais non, je ne suis pas tombée dans le fleuve.

Bravo, Léa. Très articulé.

Il hoche la tête et attend encore, comme s’il y avait autre chose à dire, mais je ne trouve rien. Il se détourne alors et descend les premières marches avant de s’arrêter et de se retourner à moitié.

— Bienvenue, dit-il simplement.

Puis il disparaît dans l’escalier et ses pas résonnent — réguliers, assurés — jusqu’au premier.

Je reste plantée sur le palier, la clé dans la main, les cheveux qui dégoulinent dans le cou. Mon voisin est canon, ne sourit pas, et prononce mon nom comme s’il mâchait du gravier. Et je viens de le mater pendant deux étages.

Magnifique première impression, Bichette. Bien joué.

Je pousse la porte de l’appartement de Laurent Dubois, cet inconnu qui m’a légué un immeuble vétuste et un voisin ma foi bien séduisant.


Acheter le broché
Acheter l’ebook

Laissez votre avis pour guider d’autres lecteurices


Series: Romance en Corée

Me retrouver ailleurs

CGV

Conditions Générales de Vente

Copyright © 2017–2026 · C.C. Mahon